Quelques préceptes à méditer !

Quelques préceptes à méditer !
Le sourire
N'allez point le chercher dans l'atmosphère feutré des hôtels luxueux
Des palais des puissants, ou dans le c½ur branché des métropoles.
Prenez plutôt les chemins sinueux des campagnes, à l'ombre des villages
Sur les visages des faibles et des pauvres,
Dans la poussière immémoriale du travail recommencé.


La dignité
N'est pas de celle qui s'exprime en déférences et conformités
En volutes respectueuses des usages et de la tradition.
Elle est dans le regard simple et droit des infirmes et des mendiants
Dans les mélopées des aveugles, le long des trottoirs sous les abris de fortune,
Éclaire de sa présence le quotidien âpre des cités bidonville.


La richesse
N'est pas celle qu'empilent les nababs dans le secret des palais
Ne découle ni de quelque manne boursière, ou de juteux capitaux.
Elle s'écoule en flot continu dans les jeux et les rires des enfants
Dans leur énergie débridée et leur insatiable curiosité,
Par le trou de leurs rêves brisés, leurs petites intelligences minées.


La force
Ne se manifeste pas en fierté militaire et défilés de grandeur
Elle n'a besoin ni de politiques belliqueuses, ni d'idéaux malfaisants.
Elle gît dans les mains et les têtes des petits travailleurs et artisans
Dans leur savoir-faire ancestral, à la source de leur inépuisable talent,
En inventivité, débrouillardise, et autres recyclages ingénieux.


La beauté
N'a pas pour unique domicile les salons des musées, les façades des temples
Ne s'exprime pas seulement dans l'art des musiciens, des danseurs,
Elle est partout présente, dans le son d'une cloche, la lumière d'un matin
Là où on ne l'attend pas, un ravissement de l'instant,
Elle est la trame invisible où se nouent les choses, les êtres, les événements.


La souffrance
Sachez la tutoyer tout en la respectant, car elle est un miroir pour l'humanité
Ne l'enfermez pas dans un carcan de sentiments, de vertus, de jugements.
Elle vient se briser en vagues tumultueuses sur des rivages inexplorés
Et ce sont étrangement par quelque énigme magnifique et troublante
Ceux qui la subissent le plus qui savent préserver mieux...

# Posté le mardi 30 octobre 2007 20:36

On est tous des clowns !

On est tous des clowns !
On est tous des clowns sous le grand chapiteau
]Des gens qui font la foule, des rires et des bravos
On rit et puis on pleure,on s'aime ou on se hait
]On vit et puis on meurt, avec ou sans regrets

Et sous le maquillage des soirées de gala
C'est mille et un visages qu'on montre à chaque fois
On est tous des chanteurs aux rêves un peu fragiles
Qui rêvent d'un ailleurs posé au raz d'une île

On gagne, on perd, on parle ou on se tait
L'amour, la guerre, le faux ou bien le vrai
L'important c'est de faire ce qu'on ne fait jamais

On est tous des clowns du grand jeu de là-haut
Sur cette immense boule de terre, de feu et d'eau
On est tous des étoiles d'un ciel multicolore
Qui brillent au carnaval d'un monde qui se tord

# Posté le mardi 30 octobre 2007 20:44

Modifié le mercredi 31 octobre 2007 04:44

Conte d'Halloween

Conte d'Halloween
Henri et les trois sorcières


Un jour d'Halloween, il y avait trois sorcières qui vivaient dans une maison comme les autres.

Comme c'était Halloween, c'est la fête des morts, de nombreux enfants vont sonner aux portes pour demander des bonbons, en menaçant :

" Des bonbons ou des coups de bâton !"

Ce soir-là, un petit garçon qui s'appelait Henri faisait comme les autres enfants. Il alla sonner à une porte. Mais, par malchance, il se trouva devant la porte de trois sorcières. Henri eut très peur en les voyant mais il crut que ce n'était rien que des déguisements fabriqués à la main. Et il cria : " Des bonbons ou des coups de bâton !"

Les trois sorcières ricanèrent. L'une d'elles attrapa Henri par le col et l'attacha sur une chaise en bois pourri mais les sorcières ne savaient pas que toute leur maison était construite de bois pourri.

Le soir, les sorcières prirent leur balai et s'envolèrent dans le ciel pour aller chercher d'autres enfants et des ingrédients pour faire des sortilèges.

Pendant ce temps, Henri essayait de se détacher de la chaise pourrie, il y arriva et trouva dans des armoires des yeux de grenouille, une cervelle de rat, etc...

Soudain, il découvrit un vieux livre. Il y trouva des formules magiques de sortilèges. Henri lut le sommaire, ouvrit à la page 1 444 parce qu'elle donnait la formule pour disparaître du lieu où on se trouvait et aller où on voulait.

Henri lut attentivement et prit les ingrédients nécessaires pour la potion. Mais il avait besoin de crottes d'oiseaux et il n'en restait plus. Henri chercha une solution dans le livre et il lut qu'il pouvait remplacer les crottes d'oiseaux par des yeux de grenouille.

Quand il eut fini de préparer les ingrédients, il mélangea le tout puis avala rapidement la potion obtenue avec dégoût. il décida de rentrer chez lui, alors il le pensa très fort et, en un clin d'oeil, se retrouva dans sa chambre.

Quand les trois sorcières rentrèrent chez elles, elles virent qu'Henri s'était échappé. L'une des sorcières s'étonna :

" Comment a-t-il fait pour s'enfuir ? Tout était bien fermé à clé, non ?

- Oui, " répondit la deuxième sorcière.

Mais la troisième, elle, trouva leur livre de formules magiques et de sortilèges ouvert à la page 1 444. Elles comprirent qu'il s'était échappé. Henri avit eu chaud à ses fesses parce que, quand il avait atterri chez lui, les trois sorcières venaient juste d'arriver.

Henri n'avait pas reçu de bonbons, mais il avait compris que c'est impoli d'aller sonner chez les gens rien que pour des bonbons.


A mon avis, il a reçu une bonne leçon qu'il n'oubliera pas de sitôt !

# Posté le mercredi 31 octobre 2007 21:08

Le prix de la paix (conte)

Le prix de la paix (conte)
Le prix de la paix
Un jour, un vieil homme plein de sagesse prit sa retraite et acheta une maison modeste située près d'une école secondaire. il y vécut tranquille et satisfait pendant plusieurs semaines... jusqu'au moment de la rentrée scolaire. Le lendemain même de la rentrée, après l'école, trois jeunes garçons enjoués et exaltés descendirent la rue en frappant joyeusement sur toutes les poubelles qu'ils rencontraient. Ce tapage assourdissant se répéta jour après jour, jusqu'à ce que le vieil homme décide de faire enfin quelque chose.
Un après-midi, il sortit dans la rue et alla à la rencontre des jeunes percussionnistes qui revenaient bruyamment de l'école. Il les aborda : " Vous êtes plein de vie, vous les jeunes. J'aime bien vous voir exprimer ainsi votre exubérante jeunesse. Je faisais la même chose à votre âge. Me feriez-vous une faveur ? Je vais vous donner à chacun un dollar si vous me promettez de passer chaque jour ici en faisant votre tam-tam. "
Fous de joie, les enfants continuèrent leur tapage. Quelques jours plus tard, le vieux renard alla de nouveau voir les jeunes. Cette fois, cependant, il arborait un sourire un peu triste. " Avec la récession, mon revenu en prend un coup ", leur dit-il. " Dorénavant, je ne pourrai vous donner que 50 cents pour votre tam-tam. " Les enfants se montrèrent très déçus, mais ils acceptèrent son offre et continuèrent leur chahut.
Quelques jours plus tard, le vieux malin retourna voir les jeunes tapageurs qui passaient devant sa maison. " Écoutez, je n'ai pas encore reçu mon chèque de l'aide sociale. Je ne pourrai pas vous donner plus de 25 cents. Ça vous ira ? "
" Vingt-cinq cents seulement ?, répliqua le percussionniste en chef. Si vous pensez que nous allons perdre notre temps à taper sur des poubelles pour un malheureux 25 cents, vous rêvez en couleurs ! Il n'en est pas question, monsieur. Nous donnons notre démission ! " Et le vieil homme retrouva la paix et la tranquillité pour le reste de ses jours.

# Posté le mercredi 31 octobre 2007 21:33

La forêt enchantée...

La forêt enchantée...
La forêt enchantée...

Si un jour, tardivement, il vous vient à l'idée
De flâner dans les bois de nos vertes contrées
Ouvrez grand les yeux et tendez bien l'oreille
Vous pourriez rencontrer les esprits éternels

Les naïades des rivières aux eaux miroitantes
Chantent les louanges des sources cristallines
Se mèlant aux fées aux voix envoutantes
Et se lancent avec grâce dans des rondes divines

Elles égaient le sous-bois de leurs rires enfantins
Et défroissent leurs ailes aux reflets scintillants
Elles murmurent des secrets au vieux chêne serain
Se pourchassent entre-elles et devisent gaiement

Elles foulent la terre de leurs pieds minuscules
Font apparaître sous leurs pas de jolies fleurs dorées
Et quand vient déjà la fin du crépuscule
Vont s'abreuver aux perles de rosée

En écoutant mieux leur ôde à la nature
Vous serez frappé d'une immense sagesse
Vous verrez autrement ces espaces de verdure
Qui malheureusement, peu à peu disparaissent

Vous rentrerez chez vous l'esprit embrumé
A peine conscient, certain d'avoir rêvé,
Mais au coin du feu, aux enfant vous raconterez
Les histoires merveilleuses d'une forêt enchantée...

# Posté le vendredi 02 novembre 2007 06:26

Modifié le vendredi 02 novembre 2007 06:38